Ouverture du débat sur la stratégie nationale du plan de déconfinement dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de COVID-19

Mardi 28 avril

Monsieur le Premier ministre,
Mesdames et Messieurs les ministres,
Mes chers Collègues,
Mes chers collègues,

 La séance est ouverte.

 La séance de ce jour est ouverte… ouverte aux espoirs que nous partageons avec nos compatriotes, et résolument tournée vers des lendemains heureux que chacun d’entre nous appelle de ses vœux.

 Mes chers collègues, l’heure n’est pas en ces instants aux considérations secondaires tant nous sentons au plus profond de nous-mêmes avec le peuple français que nous traversons une épreuve qui marquera l’histoire de notre pays, l’histoire de l’Europe et du monde, avec son cortège de peurs, d’incertitudes et de doutes.

 En ces lieux empreints de l’histoire féconde et tourmentée de notre démocratie, nous savons tous combien nos valeurs de liberté, d’égalité, et de fraternité ont pu être plusieurs fois mises à rude épreuve.

Cet hémicycle, où la nation est représentée, a vécu des guerres, des drames, des pandémies, des catastrophes naturelles, autant de moments saisissants qui obscurcissent l’horizon.

 Parfois, cette noirceur colore de nombreuses existences face à la menace sournoise d’un virus silencieux qui a déjà arraché à la vie tant de femmes et d’hommes, de père et de mère, de frères et de sœurs, d’amis et de camarades…

 Le doute et la peur viennent ébranler nos propres rationalités, tandis que l’optimisme consubstantiel à la vie conduit à s’accrocher à chaque espérance naissante. Dans ce moment où l’impatience est la traduction du désir de vivre, il nous faut admettre une part d’ignorance et de tâtonnement, il nous faut reconnaître que les plaies de cette crise s’annoncent profondes, et qu’il ne suffira pas de mots pour les panser.

 Aujourd’hui, Monsieur le Premier ministre, vous savez que vous ne gouvernez pas un phénomène qui nous domine, et nous savons, mes chers Collègues, que la pandémie est plus forte que n’importe laquelle de nos lois

Nulle impuissance à dire cela, seulement la conscience d’être rappelée au tragique de toute histoire individuelle ou collective qui rend dérisoire toute vanité.

Puisse, mes chers collègues, cet ébranlement général nous apprendre à aborder les sujets dans toute leur profonde complexité et non dans leur apparente simplicité.

 Cette responsabilité, nous la devons aux français puisque nous sommes la représentation nationale.

Mes chers collègues, vous n’êtes pas seulement 75 députés dans cet hémicycle, effectif exceptionnellement réduit pour respecter les recommandations sanitaires, et je salue bien sûr tous nos collègues, dont l’absence physique ne doit pas masquer le travail actif et la présence à distance.

Vous n’êtes pas seulement 75 députés, vous représentez la République dans sa riche diversité, avec ses sensibilités et ses conceptions politiques différentes.

Vous n’êtes pas seulement 75 députés, vous portez l’attente et l’espérance de millions de français qui nous regardent aujourd’hui, car l’histoire qui nous convoque est celle de la vie quotidienne de chacun et de notre destin colectif.

 Cette responsabilité, nous la devons aussi à tous ceux dont l’énergie et le courage force notre admiration. Les soignants, les forces de sécurité et de secours, les fonctionnaires, les paysans, les ouvriers et les salariés, les parents, les élus de tous les territoires aussi, qui nous rappellent chaque jour que la France est diverse et que de généreuses initiatives solidaires font de la fraternité un ciment national face à la tempête et donnent corps à ce mot de notre devise nationale.

 Monsieur le Premier ministre, vous témoignez à l’Assemblée nationale un profond respect en ayant choisi de vous exprimer depuis cette tribune. Vous recevrez l’écoute attentive d’une assemblée habitée par l’esprit de concorde qu’impose le contexte national, mais bien sûr aussi dans les différences qui fondent notre démocratie.

 Nul ne doute que le riche débat qui va s’engager et le vote qui le clôturera permettra à chacun de s’exprimer et de s’engager devant les françaises et les français.

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