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Décès de Valéry Giscard d’Estaing

C’est avec émotion et tristesse que j’apprends le décès du grand démocrate et grand Européen que fut Valéry Giscard d’Estaing.
Élu pour la première fois à l’Assemblée nationale aux législatives de 1956, il avait tout juste trente ans quand il devint député. Ministre des Finances du général de Gaulle, puis de Georges Pompidou, il leur succéda à la présidence de la République dès l’âge de 48 ans et modernisa notre République.

La majorité à 18 ans, la légalisation de l’IVG, la création d’un secrétariat d’État chargé de la Condition féminine sont quelques-unes des audaces dont lui est redevable notre époque.

Soucieux de garantir l’équilibre des pouvoirs, ce grand réformateur élargit la saisine du Conseil constitutionnel à soixante députés ou soixante sénateurs, renforçant de manière décisive les droits de l’opposition. Ce fut aussi en reprenant l’un de ses engagements que l’Assemblée nationale créa les questions au gouvernement, devenues le grand rendez-vous démocratique que
nous connaissons.

Surtout, en Valéry Giscard d’Estaing je salue le partisan et l’artisan de la construction européenne. Il comptait parmi les députés qui avaient approuvé la ratification du traité de Rome, le 9 juillet 1957. Tout au long de sa carrière, il s’employa à faire avancer la cause de l’Europe unie, comme député français, ministre, Président de la République, et plus tard comme député européen puis président de la Convention sur l’avenir de l’Europe.

Valéry Giscard d’Estaing était aussi l’élu du Puy-de-Dôme, dont il fut conseiller général,  et de toute l’Auvergne, dont il présida le conseil régional. Pour lui, la démocratie locale allait de pair avec la politique nationale et l’engagement européen.

Auteur de plusieurs livres remarqués et membre de l’Académie française, Valéry Giscard d’Estaing était d’abord un humaniste qui se montra soucieux de rendre accessible à tous le patrimoine artistique de notre pays, au point qu’il fut le premier à ouvrir le palais de l’Élysée aux visiteurs. Outre les Journées du patrimoine, nous lui devons la Cité des Sciences et le Musée d’Orsay, dont je souhaite qu’il prenne un jour le nom de son fondateur.

En mémoire de Valéry Giscard d’Estaing, je proposerai au Bureau de l’Assemblée nationale l’apposition d’une plaque à son ancien siège, dans l’hémicycle.

À sa famille, à ses proches, j’adresse mes condoléances attristées.


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